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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 10:13

Le n°7 de la Lettre d'information de l'asso. Fête du VIVANT est paru fin décembre 2007

Au sommaire : échos de la Fête du Vivant 2007 à Brignogan

                      1) Un jardin de paix, la Corbinière des Landes
                      2) Loup qui es-tu?
                      3) Bien dans son corps, bien dans sa tête et nos pensées créent notre réalité


Et puis se relier à d'autres initiatives :

1) l'écofestival en Côtes d'Armor
2) Inspirer le changement : Findhorn fête ses 45 ans



Le N°6 de la Lettre d'Information de l'association Fête du VIVANT est paru fin décembre 2006 !

Au sommaire : 1) Le Menhir est debout ! C'est à Plounéour-menez (29).

                           2) Vivre en Eco-lieu : un témoignage de Jean-François Roudaut et Corinne Ravinel

                           3) Des chemins d'espoir pour un monde meilleur : une fiche de lecture du livre "Passeurs d'espoir", compte-rendu du voyage autour du monde de Marie-Hélène et Laurent de Cherisey

et puis des échos de la Fête du VIvant 2006 qui a eu lieu à Plounéour-menez le 11 novembre :

                           - conférence sur les toilettes sèches

                           - fiche sur le récit d'Annick Boënnec : "Ananda", quête en Bretagne Intérieur (éd. Hélios)

                           - un conte de Loïg Pujol "Tout commence par la pêche à l'anguille..."

                           - fiche sur Le petit magicien , un livre pour enfants de René Le Cam

 

 Pour le recevoir : adhérez à l'association Fête du V.I.V.A.N.T pour un an en envoyant 16 euro à Marielle Richard - 9 place de l'Eglise - 29410 Plounéour-menez

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 21:32

Fête del'Automne à Plounéour-Menez (15kms au sud de Morlaix)

le samedi 11 novembre de 10h à 20h à la salle polyvalente

 à 10h conférence sur une méthode pour économiser l'eau : les toilettes sèches

voir le site http://www.habitat-ecologique/org

Une toilette sèche se différencie d'une toilette à chasse d'eau par le simple fait qu'elle n'utilise pas d'eau. A la place on recouvre les déjections d'une litière sèche carbonnée, de la sciure de bois par exemple. C'est propre et sans odeur !

L'eau est précieuse or c'est de l'eau potable qui est utilisée (moyenne : 40litres/habitant/jour) pour "chasser" nos déjections. Cette mauvaise gestion de la matière organique est à la source de bien des problèmes :  - épuration lourde et peu efficace

                        - dégradation des écosystèmes aquatiques et des eaux souterraines

                        - perte en humus pour les sols

La litière après compostage rend au sol la richesse qu'il nous donne.

Simple à utiliser : Il suffit d'encadrer confortablement un seau et de se procurer de la matière sèche fine et carbonnée qui sera utilisée comme litière après chaque usage. Quand la toilette est pleine, vider le seau sur le carré à compost, avec les épluchures de légumes et les déchets de jardin. On peut rajouter ortie, consoude et fumier animal, recouvrir de paille et laisser mûrir un an avant de s'en servir au potager, aux pieds des arbres ou pour les fleurs.

Enquête nationale : Depuis le début de l'année 2005, l'association Empreinte réalise une enquête auprès des utilisateurs de toilettes sèches.

Foyers utilisant des toilettes sèches : 554 réponses (état septembre 2006).

Très forte représentation du grand Ouest, dûe en partie à l'implantation de l'association  en Ile et Vilaine : La Bretagne est la grande gagnante de ce sondage !

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 21:32

 

Fêter l'Automne à Plounéour-Menez (15kms au sud de Morlaix)

le samedi 11 novembre 2006 de 10h à 20h à la salle polyvalente

 

Programme     10 h : Assemblée générale de l'association Fête du Vivant , ouverte à tous

                            11 h : Construire des toilettes sèches, une solution simple pour économiser l'eau

De la matière sèche à la matière vivante : Marielle RICHARD expose les résultats de l'enquête nationale réalisée en 2006 par Empreinte, et propose un schéma de construction pour le jardin, à la portée de tous. Un exemplaire a été réalisé à la ferme Goueled Ker et peut être visité!

12 h : apporter son pique-nique

                               14h : Rencontre avec Annick BOENNEC, auteur du livre ANANDA paru aux éditions Hélios cet automne.

ce roman autobiographique raconte la randonnée d'une femme de la Côte Nord du Finistère jusqu'à Huelgoat dans les Monts d'Arrée, et sa rencontre avec un enfant mystérieux qui lui parle du sens de la vie, de l'amour et de la communion avec la Nature, avec le Vivant.

Séance dédicaces

                                15h : Conférence de Jean-François ROUDAUT : Comment vivre une vie nouvelle, dans un éco-lieu ?

Jean-François Roudaut  expliquera la démarche qui l'a conduit à créer un éco-lieu dans les Côtes d'Armor avec Corinne Ravinet : la Maison de l'Art de Vivre à Hengoat.

                                 18h : "Démons et Merveilles", un spectacle vivant : contes avec Loïg PUJOL.

Sans âges, sans frontières, sans limites, sans localisation exacte, la forêt des Démons et Merveilles regorge de glaciers, de montagnes ennneigées, de cités magnifiques,  de grottes et de cavernes, d'océans, de fleuves, de ruisseaux.. et tout le monde la connait !

Participation : journée sans spectacle 10 euro (gratuit pour les moins de 12 ans) et spectacle de contes 5 euro (tarif unique)

 

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 21:32

Une conférence de Jean-François ROUDAUT

Fondateur de la Maison de l'Art de Vivre voir site internet : http://maisonartdevivre.over-blog.com   

Comment vivre sa vie au coeur du vivant ?

Jean-François Roudaut a déjà tenté de répondre à cette question lors du salon organisé à Hengoat (Côtes d'Armor)  les 21 et 22 octobre dernier. Son chemin vers l'autonomie se concrétise par un art de vivre respectueux du vivant : utilisation concrète des énergies renouvelables (chauffe-eau, panneaux, lampes, fours solaires, éolienne, épuration par les plantes, toilettes sèches), une alimentation vivante avec graines germées, algues, légumes bio..., une approche naturelle de la santé, la connaissance de soi...

La maison de l'art de vivre comprend une boutique associative ouverte le lundi où l'on peut acheter céréales, livres, objets et produits pour le bien-être de corps et la protection de l'environnement. Située dans un cadre champêtre préservé, cette "oasis" fait partie du mouvement "oasis en tous lieux" répondant à la charte élaborée par Pierre Rabhi, agro-écologiste.

Rappel des idées forces du Manifeste pour des Oasis en Tous Lieux :

Les Oasis en Tous Lieux sont à construire. Elles consistent en des regroupements géographiques d'unités de vie (terrain et habitat), fondées sur la terre nourricière et les échanges favorables à la reconstitution du lien social.

1 - Mettre l'humain et la nature au coeur du développement

2 - Recourir à la terre comme alternative pour un changement de vie

3 - Développer les cultures vivrières pour l'autosuffisance alimentaire selon les principes de l'agroécologie (produire sans détruire)

4 - Etre acteur du développement local

5 - Etablir une solidarité ville-campagne sur la base d'une fédération de tous ceux qui adhèrent aux valeurs que les Oasis veulent servir et promouvoir.

6 - Avoir un regard responsable sur nos besoins et nos modes de consommation. Adopter la sobriété de vie comme valeur de bien-être.

7 - Recréer le lien social authentique par l'écoute, le partage et la solidarité

8 - Privilégier les échanges de proximité dans une démarche d'autonomie (système ouvert), et non pas d'autarcie (système fermé)

9 - Dans une Oasis, chaque personne est créatrice et responsable de son activité économique et financière.

10 - Favoriser la pluriactivité des personnes

11 - Repenser l'accès à la propriété, son usage, sa pérennité

12 - Promouvoir un habitat écologique à faible coût

13 - Privilégier un habitat de proximité qui respecte la vie privée de chacun

14- Se souvenir qu'avant d'être un refuge, l'Oasis est à construire

15 - Unir les Oasis dans une logique de réseau, régionale, nationale et internationale.

 

 

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 21:32

Randonner dans les Monts d'Arrée sur le GR 380 : au fil de l'eau

DEPART : Rendez-vous place de l'Eglise au bourg de Plounéour-Menez,

Au choix :

1) pour rejoindre St Thégonnec : 17kms 4 heures de marche en prenant son temps, 3 étapes pour découvrir le patrimoine vivant lié à l'eau et la culture du lin

* à une heure de marche: après le bois du Penhoat, du Penher on arrive à Lanheric avant de redescendre vers la rivière Coat Toulzac'h

* à deux heures de marche : village abandonné, puis arrivée au kandi (lavoir à lin)

* à trois heures de marche: sur le circuit de Pen-Hir, moulin et kandi de Lescoat, avant d'arriver près de la gare de St Thégonnec


2) pour rejoindre l'abbaye du Relec :

* deux heures de marche au pied des crêtes (du Roc Trédudon au Roc Trévezel) puis dans les bois qui conduisent à l'étang du Relec, la source, les fontaines

* rajouter une heure vers le Grinec et Roc'h Conan pour atteindre le menhir du Bois de Coatlosquet, réactivé en 2006.
 

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 21:32

A VOS AGENDAS

 

Fêter l'Automne à Plounéour-Menez (15kms au sud de Morlaix)
le samedi 8 novembre 2008 de 10h à 20h à la salle polyvalente

- conférence : jardins vivants 
- soirée : musique traditonnelle

et présentation des ateliers "Faites du Vivant " le dimanche 9 novembre : travail de la voix avec Joëlle Colombani,  yoga et langage du corps avec Marielle Anne, émotions et Fleurs de Bach, communication  non-violente...

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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 09:55

Suite au spectacle vivant donné pour la fête du Vivant 2005, le conteur-marcheur nous a donné Rendez-vous au Café du Port de Brignogan Plages chez Edmond. Edmond c'est aussi le nom du personnage de Patrick Launay dans son spectacle vivant "Le naufragé-korrigan".

le 19 avril 2006 Patrick nous attendait, son grand sac à dos posé à ses côtés. Le soleil commence à chauffer sur la terrasse, nous nous y installons. Quatre korriganes se sont annoncées aujourd'hui : Michèle, Annou et Sabine, et Marielle.

Patrick nous explique son programme: il vient du Folgoët où il avait rendez-vous avec un journaliste du Télégramme, via Kerlouan et son village de pêcheures en pleine rénovation. Arrivé à Brignogan il s'est installé au camping de la Côte des Légendes. Une rencontre insolite: un campeur déjà installé qui l'a entrepris sans le lâcher....et qui l'a ainsi poussé à planter sa tente plus loin! penchant naturel ou stratégie ? en tout cas un bon moyen pour écarter les voisins. A méditer pour les périodes de pointe!  De Brignogan, Patrick part avec nous sur Plouescat où il a rendez-vous avec un adjoint au maire pour participer au festival d'été : un spectacle prévu début septembre. Les 4 korriganes approuvent le programme, celui de la journée en tout cas:

CAP sur Plouescat par la baie de Goulven à marée basse! C'est grande marée, nous avons d'ailleurs été ramasser des algues hier avec une dizaine de personnes pour faire du tartare, délicieux sur toasts, dans les sauces de salade, avec les poissons...Surtout, ne pas oublier de couper les algues sur les rochers avec des ciseaux pour permettre la repousse! Direct de la mer à l'assiette : alimentation vivante!

12h il est temps de se mettre en route avec des provisions

Arrivés à l'entrée de la Baie de Goulven après une heure de marche, nous faisons une pause. Une surprise nous attend. Un jeune homme passe encourant devant nous, c'est Antoine LE BOS ! Interpellé, il interrompt son jogging et nous voilà tous installés pour une heure de conférence sur le projet de production cinématographique du Groupe de l'Ouest qu'Antoine a lancé avec une vingtaine d'amis. Objectif: créer un pôle de création cinématographique sur la Côte des Légendes. Pas simple de remuer les politiques! Depuis un an, ils frappent aux portes et attendent un retour financier indispensable à la poursuite du projet. Ils reçoivent des encouragements, des "clins d'oeil de l'univers" en quelque sorte :

- en janvier 2007, la Manche devient juridiquement frontière, ce qui permettra à la Bretagne de bénéficier de financements européen transfrontaliers.

- les studios de tournage peuvent être aménagés dans d'anciens hangars agricoles et il s'avère que les machines agricoles peuvent être reconverties en outils à fournir des effets spéciaux ! Recyclage des rampes d'épandages de pesticides en arroseurs de pluie et reconversion des agriculteurs mis en difficulté par les tribulations de la PAC et de l'économie mondiale! Finalement les locaux seront à la Gare de Plouénour-Trez!

- le Finistère obtient les meilleurs résultats aux concours nationaux de scénarios, de productions...Quel est son secret ? La mélancolie créatrice de son climat, de ses paysages, de son peuple ? les efftets de l'iode, de l'infini des horizons marins, de l'histoire des aventuriers, des navigateurs ? En tout cas une force, un don à développer et sur lequel s'appuyer.

Pour Antoine et ses amis, la génération des 30-40 ans, la démarche consiste à sortir la création du parisianisme étouffant, des productions à gros budgets, de l'individualisme et du népotisme en vigueur dans le milieu pour miser sur un partenariat collectif, un travail en synergie dans un esprit coopératif.

Ce discours fait écho chez Patrick qui a choisi de quitter le milieu du théâtre parisien pour engager une marche personnelle le long des côtes Bretonnes, inspirée de son parcours qui l'a conduit à Belle-Ile au lendemain du naufrage de l'Erika en déc 99 pour tenter de sauver les oiseaux mazoutés. Il a travaillé dans un centre de collecte et de transit LPO pour soigner ce "vivant non-commercial". (voir article de Passerelleco link)

Nous laissons Antoine à une sieste bien méritée et nous commençons la traversée de la baie. Cap sur les dunes de Keremma. Tour à tour l'une des korriganes accompagne la foulée du marcheur lesté par son sac de 30kgs et qui a fini par enlever ses chaussures pour passer flaques et rivières.

Il est presque 16 heures quand nous arrivons dans les dunes. Bien à l'abri du vent dans un trou d'herbes hautes, nous grignotons nos réserves au soleil et le silence s'installe bientôt pour un petit somme bercé par les alouettes qui chantent en planeur au dessus de nos têtes avant de descendre en piqué devant nous.

Les filles de Lannion, Annou et Sabine, lâchent prise sur le temps qui passe et décident de poursuivre avec nous jusqu'à la baie du Kernic. Objectif : visite aux Klapper. Delphine herboriste et Douglas, professeur de yoga japonais et leurs 4 enfants habitent une longère sur le baie.

18h : nous sommes accueillis par le chien, puis par les enfants et enfin par Delphine que nous interrompons en plein travail de peinture. Un brin de causette sur les plantes médicinales et les animations de son association Les 5 sens et nous repartons.. Cette fois les korriganes d'un jour repartent en stop sur Brignogan et Patrick reprend sa marche vers le camping de la Baie du Kernic à Plouescat.

Deux par deux, sur le bord de la route nous laissons passer quelques conducteurs amusés. Puis nous interpellons un pêcheur de la baie qui rentre chez lui, en voiture! "Allez-vous dans notre direction ? - Ah non, j'habite juste en face ! " Voyant notre désarroi, il propose alors d'aller chercher sa grosse voiture (la R25!) et de nous emmener. Un quart d'heure plus tard nous sommes déposées à Brignogan. L'univers fait bien les choses !

Patrick, lui, a fait sa pause nocturne près d'une chapelle sur le chemin du camping et nous le retrouvons le lendemain après-midi, installé au camping cette fois. Un chocolat chaud au café du coin clôture cette étape de sa marche vers Saint-Malo. Bon vent, Patrick !

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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

* Novembre 2006 : Fête de Samain

Plus d'infos sur cette fête celtique :
http://www.france-pittoresque.com/traditions/62-2b.htm



Un spectacle vivant :  Loïg Pujol dans  "Démons et Merveilles" invité à Plounéour-Menez.

voir site www.loig-pujol.com

 

 

* Autres rendez-vous de mai 2006

- le samedi 20 mai à Guerveur, sur la commune de Saint-Nic, face au Menez Hom : la Fête du printemps

animations à partir de 15h, stands, conférence de Jean-Claude Pierre sur le Développement Durable, festnoz

- le jeudi de l'Ascension le 25 : Tro Menez Are à Plounéour-Menez, une randonnée à la porte des Monts d'Arrée avec stands et festnoz le soir

 

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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00
RAPPEL des buts de l'association Fête du VIVANT
 
L’association « Fête du V.I.V.A.N.T. » a pour but de s’appuyer sur les ressources naturelles et humaines d’un terroir pour favoriser un art de vivre conciliant mieux-être et écologie, générant des initiatives pour un développement durable et solidaire.


Elle organise depuis plusieurs années sa « Fête du V.I.V.A.N.T. ».
Voici le programme du 6 novembre 2005 à BRIGNOGAN-PLAGES.

-  11 h : VISITE DE LA FERME BIO de Josée et Jean LE BARS à Plouider, producteurs de lait et membres de l’Association des Producteurs de Fruits et Légumes Biologiques de Bretagne qui distribue chaque semaine des « paniers équitables » sur le Finistère Nord.

www.biobreizh.org

16 h : TABLE RONDE « Goût et culture » suivie d’une dégustation « vins et produits de la mer » avec la participation d’ « Algues de Bretagne ».

Nos invités :
-  Josée LE BARS, agricultrice bio à Plouider,
-  Pierrick LE ROUX, cuisinier, auteur de deux ouvrages sur les algues alimentaires, enseignant au Lycée Fénelon de Brest. www.cuisineauxalgues.com
-  Jean-Philippe HEAUME, animateur du convivium Slow Food du pays Gallo. Le mouvement international Slow Food est une alternative à la mode des « fast food » et à la frénésie de la « fast life ». Il a pour but de cultiver le goût des produits de terroirs, sauvegarder la biodiversité, promouvoir les modes de production respectueux de l’environnement.

www.slowfood.com

19 h : SPECTACLE « Le Naufragé - Korrigan » de Patrick LAUNAY, auteur marcheur comédien, s’arrêtera à Brignogan-Plages sur la route de Nantes à Saint-Malo.

A l’épreuve de la marée noire, ce personnage hirsute improvise une danse de l’Homme-Oiseau. Il découvre soudain des yeux face à lui, des yeux d’oiseaux-spectateurs, sorte de tribunal marin devant lequel il dispose d’une heure pour justifier sa présence. Loin des routes et du confort matériel, Patrick ambitionne d’aller vers les autres tout en entretenant au quotidien une relation privilégiée avec la nature, une manière d’être en accord avec ses rêves, nos rêves...

Courriel : compagnieclarance@club-internet.fr

Tout l’après-midi : EXPOSITION DE PEINTURES « Les Monts d’Arrée, terre de lumière » d’Annick BOËNNEC, peintre et écrivain. Elle présentera ses peintures acryliques et aquarelles sur la forêt d’Huelgoat, terre de légendes, et sur les Monts d’Arrée, région merveilleuse qui offre une énergie positive et créatrice extraordinaire, véritable lieu à la frontière de l’irréel où l’imaginaire se mêle à la réalité. Ses tableaux traduisent une recherche de la lumière, des couleurs et de la transparence à travers ces paysages authentiques où il fait bon venir se ressourcer. Elle dédicacera également son recueil de poèmes illustrés de ses peintures « Paroles d’amour, de paix et de joie » et un conte pour enfants « La petite fille dans la forêt d’Huelgoat ».

www.berrien.lautre.net

Participation :
-  Journée complète (spectacle inclus) : 15 Euros
-  Journée adhérent (spectacle inclus) : 10 Euros
-  Dégustation et table ronde : 10 Euros
-  Spectacle : 6 Euros


Contacts :

Fête du V.I.V.A.N.T.
-  fete-du-vivant@wanadoo.fr
-  www.fete-du-vivant.com
-  06 81 16 33 92

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10 mars 2005 4 10 /03 /mars /2005 00:00


Le compte-rendu d’une conférence donnée à Brasparts le 12 février 2005.

Marc Pion, agriculteur et membre du conseil d’administration de Parades (Association de Paysans Autonomes vers une Agriculture Durable et Solidaire) a précisé les objectifs de l’agriculture durable lors de l’assemblée générale du réseau début mars 2005 à Brasparts (Finistère Nord).

Ce concept est né dans les Côtes d’Armor à l’initiative d’André Pochon.

Il existe maintenant une vingtaine d’associations qui regroupent 3000 paysans autour des valeurs
de l’agriculture durable.

Elle se distingue de l’agriculture raisonnée qui fait partie de l’agro-business car elle utilise le moins possible de pesticides et met en place un système de production durable agissant sur trois composantes :

- environnementale : minimum de pesticides, protection du paysage et des talus, utilisation limitée d’énergie pour diminuer l’impact sur l’effet de serre

- économique : diminuer les dépenses, augmenter la valeur ajoutée

- sociale : partage de moyens de production, de quotas

Promouvoir le système herbager
L’objectif de Parades est de faire la promotion du système de production herbager : 50% de surface en herbe, interdiction d’utiliser des produits risqués, du soja, privilégier les productions vivrières. Le système (régra anglais + trèfle) permet des achats minimum d’intrants. L’association fait des interventions dans les lycées agricoles, organise des visites à la ferme.

Elle organise aussi des réunions techniques, étudie les moyens d’améliorer la durabilité, comment diminuer les surfaces, la production et augmenter les revenus.
Social veut dire aussi « solidaire » . L’agriculture durable est ouverte sur le monde, solidaire de la
population paysanne, la plus importante dans le monde. La parole est à M. Dufumier, professeur à l’Institut National d’Agronomie de Grignon, qui a repris la chaire de René Dumont, sur l’étude comparative des agricultures dans le monde. Son dernier livre,  « Agricultures et paysanneries des Tiers Mondes » paru aux Editions Karthala, est le fruit d’un travail d’équipe sur l’étude des agricultures mises en concurrence sur le marché mondial. Leur objectif est de s’inspirer des expériences existantes afin d’accompagner les projets agricoles dans le contexte de la mondialisation. Il montre comment l’agriculture paysanne et l’agriculture capitaliste se partagent le monde.

Une agriculture paysanne menacée.

Elle prend deux formes :
- L’agriculture paysanne familiale où les agriculteurs vivent de leur travail, transmettant de génération en génération leur outil de travail et leur savoir-faire, fruit d’une longue tradition
et de la connaissance d’un territoire.

- L’agriculture paysanne diversifiée, elle, se caractérise par des investissements très importants de la part des paysans qui travaillent pour leur propre compte toute l’année, généralement en polycultures-élevage, utilisant les résidus et déjections pour créer de l’humus.
Elle reste encore aujourd’hui prédominante. Elle est cependant menacée.
Au sud, l’écart de productivité entre le paysan de Casamance, et l’agriculteur de Camargue (ou de Louisiane), tous deux producteurs de riz, est de 1 à 100 or leurs produits se vendent à prix égal sur le marché mondial. Là commence le drame humain ! Les petits paysans sont condamnés à exode
rural précipité. S’ils se lancent dans la course à la compétitivité,  ils s’endettent et sont voués à la misère et à l’insécurité.

L’agriculture paysanne du Nord est menacée également. La course à la compétitivité, «produisez toujours plus et faites des économies d’échelle », aboutit au divorce carbone-azote. La
spécialisation fragilise et il est urgent de trouver des formes alternatives pour ne pas dépendre des intrants importés comme le soja.

Une agriculture capitaliste qui gagne du terrain
L’agriculture capitaliste prédomine quant à elle dans certains pays. Le
capital est investi par un capitaliste et non un travailleur.
La gestion en est confiée à un gérant avec pour objectif d’obtenir une
rémunération du capital de 10% minimum. Cette
agriculture provoque le départ précipité des agriculteurs qui émigrent
vers les villes, qu’il y ait ou non du travail pour eux. Les
hommes sont remplacés par les machines, plus rentables, de manière
impitoyable. L’agriculture extensive en Amérique Latine
et en Argentine en particulier est un exemple de cette agriculture qui
chasse les hommes de la terre en la concentrant dans
les mains d’un petit nombre d’entreprises latifundium.
La main invisible
Face à cette situation, les économistes disent : « laissez faire la
main invisible ! et produisez pour l’export ». Oui, mais quoi ?
avec quels « avantages comparatifs » ?
La subvention à l’export est pour M. Dufumier « la peau de banane qui
va achever les agriculteurs du tiers-monde ». Que va
donc produire le Sénégal ? des enfants, de la main d’œuvre ?!! Le
Pérou, par exemple, produit la coca avec un réel avantage
comparatif, mais les Etats-Unis interdisent son importation ! En
suivant la thèse du libre-échange, de la libre circulation des
marchandises et de la main d’œuvre, de l’affectation optimale des
ressources, en état de concurrence parfaite, on aboutit à la
baisse de la population dans les zones peu fertiles et à la
concentration de la population dans les zones fertiles. La seule
issue pour les pays du sud est de mettre des protections aux
frontières, ce qu’a fait le Japon pour le riz, les Etats-unis ou
l’Europe..

Une seule solution : protection et qualité
Les agricultures paysannes méritent d’être protégées par des droits de
douane, des appellations contrôlées, des filières de
qualité. M. Dufumier voit une réforme possible pour relancer la demande
: donner l’accès à une nourriture de qualité
quasiment gratuite pour les écoles, les universités, les hospices.. Son
credo : Prix élevés, paysans mieux rémunérés, exode
rural évité ! Son combat : défendre la liberté de chacun et des paysans
en particulier à vivre chez soi, au pays. M. Dufumier
conclut sur une note optimiste en faisant remarquer les progrès de la
contestation face à l’OMC, à Seattle ou à Cancun et
bientôt à Hong-Kong.

P.S. M. Dufumier aura une rubrique régulière dans la lettre
d’information de Parades. Vous en trouverez des échos sur notre
site chaque trimestre.

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Published by Marielle Richard - dans Compte-rendu
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